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Pierre et Raymonde Petit

8 décembre 2009

Pierre Petit (1902-1990) et Raymonde Petit (1901-1990) habitaient à Bourges. Leurs « jouets » étaient fabriqués par Pierre (à ne pas confondre avec Petit Pierre autre artiste d’Art Brut remarquable) avec des matériaux de récupération (en bois de chêne le plus souvent, avec les chutes qu’il récupérait lorsqu’il était employé à l’usine « Galopin » comme scieur de long). Puis, ils étaient peints par son épouse Raymonde, sous les consignes de monsieur, avec une constante dans les couleurs « Valentine » vives: bleu, blanc, vert, orange, rouge, jaune. Cet art populaire, qui pourrait rejoindre la définition de l’Art Brut de Dubuffet a été pérennisé par la ville de Bourges, avec un achat du musée.

Vente à l’hôtel Drouot 2009

Cette production de jouets a démarré dans les années 40, jusqu’à occuper pleinement les époux Petit à partir de 1968, de l’âge de la retraite jusqu’à leur disparition en 1990. Leurs expositions à domicile démarrent dès 1955, et les visiteurs du Printemps de Bourges ont sans doute été les meilleurs ambassadeurs de leur art.

Vente à l’hôtel Drouot 2009

La petite fabrique d’Art Brut a pris place dans les trois pièces de l’appartement, et sur un coin de table avec une scie à métaux, une vrille, un mètre, un crayon.

Vente à l’hôtel Drouot 2009

Pierre Petit fait vivre, tel un « Gepetto du Berry », ses personnages à gros nez et grandes oreilles, leur construit un village entier (mairie, école, village) et des moyens de locomotion, le plus souvent sous forme de « planches sur roulettes ». On peut penser aux jouets populaires Mexicains dont la palette de couleurs reste proche de celle des Petit, ou bien encore à Gaston Chaissac et Dubuffet.`

Vente à l’hôtel Drouot 2009

Le charme indéniable de leurs créations, en font des artistes singuliers et remarquables (comme dirait un autre petit personnage à grandes oreilles).

Collection particulière

Cette biographie a été inspirée de l’ouvrage « Les jouets de l’imaginaire » publié dans la collection du Jardin Secret aux Editions de l’Albaron en 1991, que vous pourrez dénicher peut-être au Musée du Berry de Bourges (Cher ou pas trop cher).

Collection Alain Lachartre