Jeu de cubes

2 mai 2011

Ma brocante à Paris réapparait avec les premiers jours du printemps, comme les vide-greniers qui déferlent les fin de semaines dans la France entière.

La traditionnelle brocante exceptionnelle du lundi de Pâques de la place d’Aligre (la seule qui se tient tous les jours à Paris, comme celle de la place du jeu de balle à Bruxelles) m’a donné l’occasion de ressortir la boîte à photos.

Le stand d’Elisabeth Simon regorge de merveilles et les boites de jeux y tiennent une place à part.

Un très beau jeu de cubes attire mon regard, celui-ci présente cinq scènettes (que nous pourrions attribuer au talent de l’illustratrice Maggie Salcedo, en attendant des précisions).

Le monde de l’enfance (dorée sur tranche avec un passage de la même couleur).

Un jour au cirque, une après-midi à la plage, une virée chez les scouts, une partie de campagne et une oreille dans le gramophone.

L’autre boîte présentée par Madame Simon (une production Sicolor) nous présente la fête au village.

Signalons le graphisme de la boite, bien plus moderne que celui des planches intérieures, qui ne manquent cependant pas de charme.

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Marottes

18 août 2010
On dit souvent en parlant d’une passion : avoir une « marotte »  une « danseuse ». Une de mes marottes est justement de me payer de temps en temps une de ces têtes en carton, dont la plupart ont été produites aux alentours de 1880 par la maison Danjard ou les établissemets Paindebled.


Un excellent texte sur le site Parole et Patrimoine vous donnera une bonne idée de l’histoire et de l’émotion procurée par la contemplation d’ une de ces têtes en carton http://parole-et-patrimoine.org/coiffes/dhier-a-aujourdhui/rever-sur-les-marottes.html?showall=1


La marotte n’est pas pour autant une poupée ordinaire, mais bien une jeune femme un peu naïve avec un regard en coin ou une coquetterie dans l’oeil sur certains modèles.


Une bouche bien dessinée lui assure un pouvoir de séduction qui reste actif beaucoup plus longtemps qu’un sourire Colgate, et leur carton centenaire conserve un charme qui pourrait rivaliser avec la plastique des bimbos les plus siliconées. Il est assez rare de mettre la main sur une marotte ayant gardé l’éclat de sa peinture d’origine et son carton bien souvent cabossé est aussi dur à réparer que les outrages du temps.

La dame a mal à son un nez rapé et son crâne fendu, digne d’un beau carton en scooter sans casque, mériterait l’intervention d’un chirurgien aux doigts de fée ou en tous cas tous les soins des collectionneurs qui les traque à travers la France.

Si vous avez des photos à faire partager, des recherches en cours ou si vous proposez de vous séparer d’une tête ou deux, faites nous signe, on en parlera sur ces pages.. Les marottes mesurent en général entre 35 et 40 cm de haut et se monnayent pour quelques centaines d’euros selon l’état. Les plus belles s’arrachent entre amoureux jaloux de leur carton bouilli

Les Jeux…

15 juin 2010

Les affiches scolaires

1 juin 2010

Les porte-clés!

21 mai 2010

Beuville, Savignac, André François et les buvards

31 mars 2010

Dans les années 50 et 60, s’il y avait un support publicitaire idéal pour les amateurs d’illustration, c’est sans doute du côté du buvard qu’il faudrait le chercher. Très facile à glisser dans un livre, on en retrouve parfois dans les ouvrages consacrés aux dessinateurs. Parmi nos favoris, les buvards de Georges Beuville, d’André François ou de Savignac occupent une place de choix. Souvent reprises des affiches ou des parutions presse, la plupart de ces images ont été initialement crées pour un support plus noble et plus visible. Il s’agit plus souvent d’un produit dérivé que d’une création à part entière et si ces grandes images ont été collectionnées par des enfants, ils sont aujourd’hui devenus grands-pères à leur tour, et il n’est pas rare de les retrouver à côté des portes clés en plastique et d’autres trèsors de pacotille pour une petite poignée d’euros.

Buvard pour « La Vache qui rit » par Georges Beuville

Buvard pour « La Vache qui rit » par Georges Beuville

Buvard pour « La Vache qui rit » par Georges Beuville

Raymond Savignac

André François

André François


Raymond Savignac

Raymond Savignac

Raymond Savignac

Oh oh oh jolies poupées!

10 mars 2010

Un petit article en chanson pour vous présenter ces quelques poupées photographiées sur des brocantes ou des salles de ventes parisiennes. Quand Bernard Menez se fait un petit bobo au doigt, il en fait un hymne à la gloire de la poupée:

« Oh oh oh jolie poupée
sur mon doigt coupé
oh oh oh jolie poupée
tu me fais rêver… »

Quand Serge Gainsbourg compose sa « Poupée de cire, poupée de son », c’est à France Gall qu’il pense:

« Je n’suis qu’une poupée de cire,
Qu’une poupée de son
Sous le soleil de mes cheveux blonds,
Poupée de cire poupée de son »

Quant à Michel Polnareff, lui aussi a été inspiré:

« C’est une poupée qui fait non, non, non, non
Toute la journée elle fait non, non, non, non
Elle est tellement jolie,
Que j’en rêve la nuit »

Et pour terminer cette série hasardeuse, quoi de mieux que la poupée psychédélique de Thierry Hazard:

« Elle a une gaine invisible,
Un rouge à lèvres imperméable,
Une paire de seins indescriptibles,
Et une paire de jambes interminables
C’est ma poupée, mon joujou préféré
100% matières synthétiques
C’est ma poupée, ma poupée psyché,
Ma poupée psychédélique »

Guignols

10 mars 2010

Michey, Donald, Spirou & Co

3 février 2010

Alain Saint-Ogan

3 février 2010

La Cité Internationale de la bande dessinée d’Angoulême inauguré lors de la dernière édition du festival en janvier, présentait en plus d’une centaine de planches originales (faisant partie du patrimoine de la bande dessinée mondiale) une série de figurines qui apportent un éclairage intéressant sur la notoriété d’Alain Saint-Ogan (disparu en 1974) le créateur de Zig et Puce, dont l’influence sur Hergé fut déterminante.

La notoriété du pingouin Alfred (qui fut longtemps l’emblème et la mascotte du festival avant de céder la place à l’Alphart d’Hergé et au gentil fauve de Lewis Trondheim) doit beaucoup à Jeanne Lanvin.

Il se déclinait sur de nombreux objets publicitaires et devint fétiche national, et même mascotte d’aviateurs (Lindbergh), totem de l’Union sportive du Metropolitan, boucle de sac à main, bouchon de radiateur, etc.
(Source: « Pierre Couperie in Zig et Puce au XXI e siècle »,Librairie Hachette, 1974).

Monsieur Poche et l’Ours Prosper ne sont pas en reste…

… Ils prêtèrent leur silhouette alerte à de beaux objets décoratifs qui sont directement passés de l’étagère de mémé au musée de la BD.

A visiter, le site de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image: http://www.citebd.org/